parce qu’un bon professionnel n’est pas forcément un bon tuteur

Dans le secteur de la restauration, l’apprentissage est un formidable outil pour transmettre un métier, une passion et des valeurs. Mais accueillir un apprenti dans son entreprise ne consiste pas simplement à lui trouver une place derrière un piano ou en salle. L’accompagnement du jeune est une véritable mission de formation, qui nécessite du temps, de la pédagogie et des compétences.

C’est justement tout l’intérêt du Permis de former : donner aux futurs tuteurs et maîtres d’apprentissage les clés pour accompagner efficacement un alternant.

Être professionnel ne signifie pas forcément savoir transmettre

Un excellent cuisinier n’est pas nécessairement un excellent formateur. Il peut maîtriser parfaitement ses techniques, connaître son métier sur le bout des doigts et être capable de gérer un service dans des conditions difficiles… sans pour autant savoir expliquer son savoir-faire à quelqu’un qui débute.

Transmettre un métier demande une autre compétence : savoir expliquer, montrer, faire pratiquer, observer, corriger et encourager.

Le rôle du tuteur est donc essentiel. Il est souvent la première personne que l’apprenti observe et à laquelle il se réfère. Sa manière de communiquer, de corriger une erreur ou de valoriser une réussite peut avoir un impact considérable sur la progression et la motivation du jeune.

Le Permis de former : un véritable outil pour le tuteur

Le Permis de former permet justement de mieux comprendre ce rôle.

Il donne aux professionnels des outils pour accueillir un alternant, comprendre son parcours, fixer des objectifs, suivre sa progression et construire une relation efficace avec le centre de formation.

C’est également l’occasion de rappeler qu’un apprenti n’est pas simplement « un salarié en plus ». Il est là pour apprendre un métier, acquérir des compétences et progressivement gagner en autonomie.

Le tuteur doit donc trouver le juste équilibre entre production et formation.

Dans la restauration, cet accompagnement est primordial

La restauration est un environnement particulièrement exigeant : rythme soutenu, horaires décalés, contraintes d’hygiène et de sécurité, travail en équipe, pression du service…

Pour un jeune qui découvre le métier, tout peut sembler nouveau et parfois impressionnant.

Un tuteur formé saura mieux identifier les difficultés, adapter ses explications et transformer les erreurs en véritables situations d’apprentissage.

C’est aussi un moyen de prévenir certaines incompréhensions qui peuvent conduire à une démotivation, voire à une rupture de contrat.

À l’I2FM, nous croyons à la transmission

À l’I2FM – Institut de Formation Interprofessionnel Méditerranéen, nous avons fait de la transmission une véritable philosophie : « Donnons du sens à la formation ».

Notre approche repose notamment sur la mise en situation professionnelle. Nos apprenants sont formés dans une cuisine professionnelle et participent à la préparation de repas pour les compagnons d’Emmaüs Saint-Marcel.

Cette immersion permet de confronter rapidement les apprentis aux réalités du métier, mais elle nous rappelle également une chose essentielle : on apprend mieux lorsque quelqu’un prend le temps de nous transmettre.

C’est pourquoi nous considérons le tuteur comme un véritable partenaire de la formation. Le centre de formation et l’entreprise ne doivent pas fonctionner chacun de leur côté. Ils doivent avancer ensemble autour d’un même objectif : faire progresser l’apprenti.

Former ceux qui forment

Le Permis de former ne doit donc pas être perçu comme une simple formalité administrative.

Former le tuteur, c’est investir dans la réussite de l’apprenti.

C’est donner au professionnel les moyens de mieux transmettre son savoir-faire, de mieux communiquer avec un jeune et de construire un parcours cohérent entre l’entreprise et le centre de formation.

Parce qu’au final, former un apprenti, ce n’est pas seulement lui apprendre à réaliser une recette, dresser une assiette ou accueillir un client.

C’est lui transmettre un métier, des valeurs et l’envie de devenir à son tour un professionnel.

Et si nous voulons donner envie aux jeunes de construire leur avenir dans la restauration, commençons par donner aux professionnels les moyens de bien les accompagner.